Filières et classification

La nouvelle classification repose sur une architecture en filières. A ce jour, trois filières sont avancées: fonction support, relation clients, et management.

Que faut-il entendre derrière cette notion de filière ? Une filière comprend :

  • le métier qui regroupe plusieurs emplois à finalité commune,
  • l’emploi repère qui regroupe les emplois par qualification,
  • l’emploi qui regroupe des situations de travail correspondant à un ou plusieurs postes de travail,
  • le poste qui est la plus petite unité de situation de travail, et qui correspond à une situation de travail individuelle et localisée.


La liste n’étant pas exhaustive, peut-être apparaitra-t-il d'autres filières. C’est une architecture évolutive en fonction de la transformation ou l’apparition des métiers qui la constitue. L'opération de classification consiste à préciser les emplois les uns par rapport aux autres en fonction de leur apport respectif. Intéressons-nous à celle qui touchera le plus d'Agent(e)s, la filière Relation clients. Cette filière Relation clients regroupe 8 emplois :

 

  • Conseiller
  • Conseiller appui
  • Gestionnaire de compte
  • Gestionnaire du contentieux
  • Gestionnaire de portefeuille
  • Chargé d’affaire
  • Psychologue du travail
  • Chargé de relation clients

Quelle méthode la DG utilise-t-elle pour classer les emplois ?

 

La direction parle de pesée des emplois selon des critères de classement appliqués aux activités composant l’emploi. 5 critères de classement sont jugés déterminants pour aboutir à une hiérarchisation des emplois. Dans un premier temps, il y a cotation des activités composant l’emploi à partir des conclusions de plusieurs groupes de travail. Pour cela, est attribué un degré aux 5 critères : technicité (de 1 à 4), complexité (de 1 à 4), initiative / latitude (de 1 à 6), dimension relationnelle (de 1 à 6), nature de la contribution professionnelle (de 1 à 8). La pesée de l’emploi correspond à l’addition des points obtenus par activité sur les différents critères.


Cette méthode est mise en exergue par la Direction comme étant garante de l’objectivité. Mais pour nous, le résultat de la hiérarchisation et donc du classement est loin d’être neutre. Car c’est la Direction qui détermine les critères de classement et ces critères sont éminemment subjectifs. A la lecture des documents de travail, il apparait un déterminisme évident dans cette classification, car le descriptif des activités de chaque emploi induit presque naturellement le poids de l’emploi.